Sin CityCertains films sont comme çà. On dit d’eux qu’il y a un avant et un après. En vrac, et entre autres, Les Tontons Flingueurs, le premier Matrix, 2001 A Space Odyssey, Scarface, Casablanca, Clockwork Orange ou Pulp Fiction. Et autant de bouleversements sinon du monde du cinéma, en tout cas de la vision que j’en avais.

Un de plus s’ajoute à ma liste. Un miracle inattendu venant de ce qui aurait sans doute pu n’être que un n-ième X-Men contre Dare Davil. Alors asseyez-vous confortablement parce que le bijou n’a pas fini de surprendre. Commencez par prendre les noms des meilleurs du cinoche contemporain et ca donne Rodriguez à la réalisation (souvenez vous de Desperados) assisté par Tarantino (souvenez vous de Desperados toujours, Pulp Fiction ou Kill Bill) et F. Miller.

Ca donne aussi une plétorque d’acteurs plus convaincants les uns que les autres avec, entre autre Bruce Willis (au passage, à voir aussi Hostage), Mickey Rourke (9 semaines et demi : c’est pas un film qui a changé notre jeunesse ça ?), un Elijah Wood et un Benicio Del Toro méconnaissables, la Dark Angel Jessica Alba, ou un Clive Owen magistral (encore au passage, Closer avec Julia Roberts, Natalie Portman et Jude Law). Avouez que ça plante un décor qui en jette. Maintenant, là où je vais passer pour un dingue, c’est que tout ceci n’est pas la raison première pour laquelle Sin City est un miracle du grand écran…

Non, le miracle, c’est le script (adaption du comic éponyme par son auteur : F. Miller) : trois histoires d’amour, perdues dans l’un des films les plus violents de tout les temps, au coeur d’une ville ultra sombres et très cyber-rétro-punk, à une époque très clairement non définie, suffiraient presque à me mettre en haleine. Ajoutez des personnages tordus qui se croisent et se recroisent un peu à la Magnolia et des dialogues complètement transcendants (peut-être un peu “réaction à chaud” mais j’irais presque croire qu’il y a de l’Audiard là-dedans, si Audiard parlait anglais) et me voilà conquis.

Mais comme si tout ceci n’était pas encore assez, la réalisation est parfaite tant au niveau de montage ultra dynamique et limite acrobatique (et là on retrouve le Rodriguez de Desperados) que de cette ambiance claire obcure, aux couleurs noires et blanches (merci Miller).

Bref ce film est une merveille, et si vous devez lâcher quelques dollars pour le voir : faites-le ! Et puis, c’est pas un ou deux burgers de moins qui vous tuera (bien au contraire).

 

4 commentaires

RSS:  Feed des commentaires
  • 1
    Gravatars

    Estelle,    

    J’ai tres envie de decouvrir les BD avant de decouvrir le film, tu les as lues ?

  • 2
    Gravatars

    Arno,    

    Les BD valent vraiment le détour. Mais le film… Que dire ? Le film est une pure tranche de bonheur cinématographique !!

  • 3
    Gravatars

    Jérôme,    

    Apparemment Julien de Pas Longtemps est d’un avis différent.
    Mais je reste convaincu que je serai séduit. Reste à pouvoir voir le film.

    Car, hé oui, dans ma petite ville, il y a seul complexe qui offre des salles digne de ce nom. Il a été construit il y a un an et les promoteurs ont du passer un deal avec les salles pourries existant downtown.
    Du coup certaines nouveautés bien choisies ne sortent que dans ces salles datant des années 50… Bingo pour Sin City.

    Je croise les doigts pour qu’il soit à l’affiche dans le nouveau complexe dans les semaines à venir…

  • 4
    Gravatars

    julien,    

    scandale! :)
    la meilleure production de ces dernières années… comparaison avec kubrick… euh faut pas exagérer quand même hein!
    mais c’est vrai, j’ai mauvais esprit, et je comprends que le film plaise. la déception, c’est juste la mienne.

Laisser un commentaire

 

 

 

 

Mes posts sont bourrés de coquilles et autres fòtes d'aurtografe. Pas le peine d'en rajouter : jetez un coup d'oeil à l'aperçu avant de poster votre commentaire.

  • Gravatars

    Auteur ,