SOS fête ses vingts semaines. Né peu après le début de cette (plus ou moins calamiteuse) année 2005, SOS n’a pas connu la ré-élection du clown à la maison blanche. Mais SOS a connu la suite : celle dans laquelle le monde commence à prendre conscience…
Hier, Amnesty International demandait des comptes à propos du “goulag” Guatanamo.
Aujourd’hui, le Guardian n’y va pas non plus avec le dos de la cueillière :
Bush’s war comes home - His dream of dominating every government institution in tatters, the US president is already plotting his revenge The Guardian
Littéralement : “la guerre de Bush arrive à la maison - Son rêve de domination de toutes les institutions gouvernementales en lambeaux, le président américain prépare déjà sa revanche”
Qui a dit que les anglais étaient les meilleurs alliés de Georgie (”heu… un mec pas abonné au Guardian peut-être ? - Bonne réponse Marcel”). La suite de l’article est toute aussi virulente. Tout çà à cause d’une jugette un peu trop fascisante… Hum hum, explication de texte ultra-super rapide…
Aux USA, les juges sont élus. Pour les postes fédéraux, le président “propose” les candidats et il suffit de 61 voix pour au Sénat pour confirmer leur mise en place. Si les messieurs-dames sénateurs ne sont pas contents, la tradition du filibustier entre en scène : les mécontents envahissent l’estrade pour prononcer des discours à rallonge dont tout le monde se fout dans le seul but de différer le vote de soutien au candidat-juge, histoire de voir le président en changer, agacé qu’il devient après un moment, de voir les réprésentants du peuple pioncer au son des pré-cités discours au lieu de bosser un peu. Je caricature un peu mais l’idée est là.
100 sénateurs, 2 par état. A ce jour, 55 républicains et 45 démocrates… représentant, respéctivement, 45 et 55 % de la population US.
Problème : après un lot d’aspirants juges suprêmes pas vraiment gauchistes, les démocrates ne se sont pas privés. Oui mais, alors que le problème semble se solutionner, ces charmants cowboy, pardon, républicains vont finalement appliquer ce que Bush a si judicieusement appeler l’option nucléaire : puisque nous sommes majoritaire au Sénat, pourquoi ne pas se débarrasser des lois qui gènent ? Et zou, à dégager le filibustier !
La démocratie à la Georgie, même pour un bébé de 20 semaines, ca valait bien une nouvelle garde-robe, non ?
Auteur , juste la, maintenant, tout de suite...