Après le tremblement de terre de la semaine dernière, affublé lui d’un joli 7.2 sur l’échelle de Richter et qui avait déclanché une alerte au tsunami sur la majeure partie de la côte ouest, c’est un petit frère qui toise un bon 6.6 sur la même échelle auquel les veinards de la So-Cal (le petit nom de la Californie du Sud, ici) ont eu droit avant-hier.
Je viens de ré-écouter la conférence de presse de Florence Aubenas. Au déla du coté un peu burlesque de la manière qu’elle a de relater ses cinq derniers mois, l’histoire qui reste en suspens maintenant, et qui, quelquepart, donne un goût d’inachévé à tout çà, c’est l’affaire Marie-Jeanne Ion. L’affaire roumaine.
Ben voila… Un dimanche à se prendre à espérer, et puis, c’est le rappel au plancher des, ici hormonalement très joyeuses, vaches.
Vous passez un Samedi à flâner sur les promenades qui longent la côte de la baie de Monterey. Puis un dimanche matin, en rentrant, vous lisez la presse. Et vous avez cette impression surréaliste de ne plus vivre sur la même planète.
Voilà un peu plus de deux années que je vis ici, dans la baie de San Francisco, au coeur de la Silicon Valley. Et depuis mon arrivée, et jusqu’à très récemment, je travaillais pour Maxtor Corp., une boite dont le business principal est la stockage numérique et notamment, les disques durs qui bourdonnent dans l’ordinateur grâce auquel vous lisez ces lignes. Premier job, premier projet, premier World Class 2005 Award…
Plantage de décor : l’ami Arno est en plein commute, à bord de son fier destrier, aka Chevy Cavalier (le jeu de mot est pourri, je sais). La radio, habituelle compagne de cette période de la journée somme toute inutile et frustrante, me crache les conneries très drôles du Morning Show de Sarah & NoName d’Alice Radio.
1985… Live Aid. 2005… Live 8. 20 ans après, l’urgence est toujours la même. 20 ans après, le 2 juillet, le monde changera à nouveau. C’est aussi simple que cela. Et ces concerts, 20 ans après, ne sont toujours pas un événement de charité : ils sont toujours bel et bien un événement de politique internationale.
Un vent de manque de motivation soufflait sur le sud de la baie aujourd’hui. Mettons ça sur le dos des premières grosses chaleurs. Le lamentable résultat frise le ridicule cliché d’une jeunesse (ben si, quand même, jusqu’à 30 berges, on fait partie de la jeunesse, non ? ) américanisée.