
Elle s’appelle Tanya Andersen. Elle a 42 ans, est mère célibataire, handicapée et vit dans ce si bel état que l’on appelle Oregon.
Voilà un moment, la dame se trouve contactée par un représentant du trop sérieux Settlement Support Center. L’organisation en question occupe ses journées en réclamant des sommes d’argents extravagantes aux personnes soit-disant identifiées comme pirates au sens (très discutable) RIAAsque. Armé de basses menaces légales, l’organisme est donc le bras racketeur du syndicat des majors du son US.
Seulement voilà, lorsque Tanya s’entend dire qu’elle a télechargé du gangsta rap en MP3, sur KaZaA, aux alentours d’un très incertain 4h42 du matin, elle voit comme un problème : pas de KaZaA sur son PC et autre chose à foutre à 4h42 du matin (genre dormir 20 minutes entre deux séances larmes et cris de sa petite fille de 8 ans).
Et la RIAA, à travers son Settlement Support Center, de réclamer un paiement immédiat de plusieurs millers de dollars à cette pauvre Tanya, si elle veut pouvoir éviter une plainte fédérale qui conduirait à des demandes de l’ordre de centaines de milliers de dollars…
Devant le type de menaces qui en ont fait craquer plus d’un, Melle Andersen ne se demonte pas. Quelques jours plus tard, elle rappelle le Settlement Support Center. On lui explique alors que les preuves sont irréfutables : la RIAA a visité son ordinateur personnel via son logiciel espion MediaSentry (littéralement la Sentinel de Media)…
Qu’à cela ne tienne : Tanya poursuit la RIAA pour violation de vie privée, fraude, abut de pouvoir, invasion électronique, et violation du CFAA (Computer Fraud and Abuse Act) entre autre…
Vraiment, je me demande où va le monde…Une gentille organisation ne peut même plus avoir sa petite entreprise de racket à grande échelle organisé, sans se prendre un procès aux fesses mené par une foldingue innocente qui ne veut pas payer. C’est fou, quand même…
Auteur , juste la, maintenant, tout de suite...