Posté il y a 1 an, 4 moiss dans Politiquement Incorrect et Ego tripping

Un chose que j’ai apprise, durant mes maintenant quelques années passées en Californie: Freud aurait absolument adoré ce pays. Tellement de patients potentiels, interprétant de travers un humour cynique et ironique auxquels ils ne sont pas habitué pour quelque chose étudié pour blesser. Sans déconner, Freud, ses enfants et ses petits-enfants n’auraient pas suffit pour étudier cette tendance paranoïaque globale qui mène à des trucs aussi ridiculement extrêmes, qu’ici, ce racisme rampant mais toujours politiquement correct ou là une personne d’abord très intelligente et subtile qui me prend pour je ne sais quel macho primaire, bourré de testostérone au point de n’être ni aussi blessé ni aussi sensible que le commun des mortels.

Enfin, une journée pas tout à fait gaché: j’ai voté… Qui a dit ironie ? Qui ? Faut se dénoncer maintenant!

One thing I have learn in the past few years I have been in the US: Freud would have looooved this country. So many potential patients misinterpreting humor they’re not familiar with for something intended to hurt their feelings. Hell, Freud, his children and his grand children wouldn’t have been enough to study the global paranoid tendency that leads to such ridiculously extreme things as raging but politically correct racism in this country as well as stuff as ridiculous as a smart and funny social science student like you seeing me as some kind of alpha male, filled with testosterone to the point I can’t possibly be as hurt and sensitive as anyone else.

Anyway, I guess I didn’t completly wasted my day : I casted a ballot. Who said irony? Who? You got to raise your hand now!

Posté il y a 1 an, 4 moiss dans Zik et son, Ego tripping et La vieille toile

J’ai enfin pu voir The Last King of Scotland. J’écris “enfin”, parce que depuis les oscars, il n’a pas dû se passer une semaine sans que je m’entende une minute dire “Tiens, je me ferais bien The Last King” (parait que ca fait genre de pas dire le titre en entier, un peu name-dropping pour les pôves gens qui vivent pas à Beverly Hills…) suivi quasiment aussitôt d’un “Bon, ca devra attendre, on se fera çà plus tard”.

Enfin bref, au delà du film en lui même (pas mal foutu du tout malgré un scénario un peu faible à mon goût), j’ai pas pû m’empêcher de faire le parallèle avec Children of Men

OK, là je vois les yeux de ceux qui ont, eux aussi, pû voir les deux, se froncer, leur sourcils de hausser, et je les entends dire, “il a complètement craqué Arno sur ce coup là”. D’abord, vous venez effectivement d’être blessant, pas gentils, voire complètement irrespectueux, c’est pas la peine de le nier, j’ai des oreilles infaïbles (et quelles oreilles! Comprendra celui qui les a déjà vues).

Ensuite, et pour revenir au parallèle, la liaison est pourtant tristement simple quelque part. D’un coté, un fou persuadé du bon fondement de sa cause au départ, entraîne dans sa descente aux enfers, au fil des années 70, dans le désordre, sa famille, un médecin écossais et la population entière du pays dont il a pris les reines… Reste juste à ajouter son amour très relatif pour le gouvernement britannique de l’époque et une inclinaison pour des réponses violemment expéditives au questions de ses opposants…

De l’autre, un bond de vingt dans notre future nous présente des îles britanniques au bord de l’implosion, face un gouvernement despotique et tyrannique. La population souffre, cherchant tant bien que mal à survivre face à son infertilité, face à une violence galopante, face à une guerre civile imminente.

L’un nous montre comment tout pourrait commencer, l’autre comment tout se terminera. Le plus étrangement dérangeant, c’est cette conscience que l’on a en les regardant que nous ne sommes ni loin du premier ni à l’abri du second.

Alors puis en guise de conclusion, un peu en avance sur l’horaire, il suffira de se poser la question que Bellamy nous posera sans doute demain:

And how can we win,
When fools can be kings [?]
Knights of Cydonia, Muse

Et comment peut on sortir vainqueur, quand des fous peuvent être rois ?

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Posté il y a 1 an, 4 moiss dans Zik et son et Ego tripping

Je parle pas du retour en France. Ca, techniquement, ce serait J-8… A part que ca se passe au Graham Audito de San Francisco et pas à Belfort au pays des fromages qui puent, je parle de cette la lumière stellaire-là…

D-7. Not talking about the trip back to France. That would technically be D-8… Except that’s gonna happen at the San Francisco Graham Auditorium instead of on some peninsula in Belfort, France, I am talking about this Starlight…

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Posté il y a 1 an, 5 moiss dans Politiquement Incorrect, Ego tripping et HSM

Pour la petite histoire (et pour satisfaire à la petite touche culturelle du jour), Narcisse était “un jeune homme dont s’éprit la nymphe Echo. Comme Echo ne savait que répéter la dernière syllabe des mots qu’elle entendait, elle fut incapable de lui exprimer son amour. À défaut de pouvoir lui parler, pour entrer en contact avec lui, elle voulut le toucher. Après qu’il eût repoussé ses avances, elle mourut. Face à cette impossible communication, Narcisse se croit indigne d’amour et incapable d’aimer. Il veut se retrouver en regardant le reflet de son visage dans une mare. À force de soupirer après son image, sans échange humanisant de paroles vivantes, il finit par mourir…” [Narcissisme, Wikipedia].

En gros, et pour faire un peu moins romancé et beaucoup plus rapide, Narcisse, c’est un couillon qui a loupé son coup avec une nymphette et qui, en conséquence, tombe amoureux de sa propre tronche.

L’histoire du bougre a beau avoir de l’allure, il reste du bonhomme un narcissisme au sens moderne, beaucoup moins coloré et vraiment beaucoup moins flatteur: Freud voit dans le narcissisme secondaire (pour la version primaire, voir autre part, z’êtes pas en train de lire un bouquin de psychologie analytique) la névrose d’une personne repliant ses pulsions sur elle-même plutôt que de les diriger vers autrui, ce qui au final, et dans une interprétation toute personnelle, se résume à un mec qui ne voit et n’aime que lui, et qui souvent, en plus d’être égocentrique et mégalo, à une tendance certaine à la mythomanie…

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Posté il y a 1 an, 5 moiss dans Politiquement Incorrect, Ego tripping, Religieusement vôtre et HSM

Ah… L’Homo Sapiens Sapiens. Le joyau de la création. L’intelligence suprême. Les arts, les lettres, les sciences, l’étude, l’analyse construite complète d’une réflexion sage et utile…

Ça ou le bipède imberbe, fondamentalement mauvais, aux instincts prédateurs seconds seulement à son narcissisme tout primitif qui le pousse à continuer de croire qu’il est toujours, en tout, et partout supérieur, ici aux autres rejetons des 6 jours de boulots du grand horloger, ici à ses propres congénères, ou là au caillou stellaire qui lui offre le logis qui hurle agonisant depuis des années sous le poids toujours plus grand des coups que ces plus bruyants locataires lui portent.

On devrait tous passer devant un tribunal, au titre que la médiocrité méchante et égoïste devrait pouvoir être retenue contre chacun d’entre nous comme crime contre notre bon-dieu d’Humanité (Asimov, si tu me lis depuis là où tu es…).

Mais pour revenir à nos moutons, le fait est que l’Homme, en moyenne et irrémédiablement, prouve, s’il en était encore besoin, que le Big Guy, l’Intelligent Designer où quelque soit le nom que vous voudrez lui donner, est vraiment un mec pas super génial, mais suffisamment malin pour avoir réussi à nous faire croire le contraire : je veux dire, comment, autrement, expliquer la formidable médiocrité de ce qu’il est censé avoir fait de mieux ?

Mouais, c’est vrai: ne soyons pas péremptoire. L’explication pourrait aussi être que Dieu picole trop ou qu’il bosse sous amphétamine…

Posté il y a 1 an, 5 moiss dans Politiquement Incorrect, Ego tripping et HSM

J’aime les gens médiocres. Mieux, j’aime les gens médiocres qui savent qu’ils le sont. Parce qu’après tout, on ne peut pas vraiment blâmer le bon gros con qui ne sait pas qu’il l’est sans se blâmer un peu soit même au titre qu’on pourrait lui hurler à l’oreille à longueur de journée tout le mal qu’on pense de lui, de son glamour manque de finesse ou de son intellect néanderthalien. Je n’aime voir se débattre plus ou moins subtilement que les fous consciemment auto-persuadés que le reste du monde ne se rend pas tout à fait compte de leur inaptitude, de leur incapacité en tout, et du jeu pathétique dont ils pensent dicter les règles et auquel ils tentent de participer pour continuer, le croient-ils, à masquer leur médiocrité.

J’adore cette maladie étrange qui touche, sans favoritisme, et de façon systématique, chacune des catégories sociales, professionnelles, ou géographiques que l’INSEE tente si vainement de délimiter.

Les symptômes majeures sont relativement faciles à identifier, même si, puisqu’ils peuvent se présenter sous tant de formes différentes, ils peuvent être parfois assez subtils. On pourra revenir sur les différentes présentations de la maladies plus tard. Mais il reste que ce point commun, que le médiocre partage avec tous ses congénères, est une ridicule propension à trouver sa vie si chiante ou banale, qu’il ne peut résister à la rendre artificiellement plus excitante…

Alors, qu’il trouve son existence pathétique ou triste, notre cher médiocre, en soit, je m’en tape comme de mon premier slip-kangourou (d’autant plus que j’ai passé cette phase ridicule de la vie de tout homme il y a déjà un moment, et que, n’en déplaise aux fanatiques de la poche, je ne sors plus sans mon boxer depuis des années maintenant, rapport à mon coté frileux). Mais pourquoi diable se croit-il obligé de continuer à nous les briser, jour après jour, sans jamais tenir compte du fait que certains d’entre nous ne soient pas assez lobotomisés pour ne pas le trouver incroyablement passable, franchement inintéressant et particulièrement gonflant.

Un conseil à ceux qui se seront reconnus: changez de cible de temps à autre. Vous limiterez vos chances d’en voir une, au détour d’une journée pas comme les autres, vous sautez à la gorge et se vengez des semaines, mois ou années qu’elle aura passé à supporter sereinement votre (finalement effectivement triste et pathétique) présence…

Posté il y a 1 an, 7 moiss dans American Cliché et Ego tripping

Un week-end comme un autre… Une sortie que a failli me coûter quelques doigts tant la température était glaciale… Une bonne cinquantaine de prises, tremblantes et hésitantes, signe indéniable d’un photographe frigorifié… Et puis quelque miracle plus inattendu qu’espéré…

Just a week-end like any other… A little adventure that almost costed me some of my fingers, because of the glacial temperature… A least 50 shots, blurry and out-of-focus, proving how deeply frozen the photograph was… And some miracle, unexpected to say the least…

Golden Gate Bridge By Night

PS1: Hi-Res after the click…

PS2: Encore happy birthday à une autre photographe amateur, mais éclairée, qui se reconnaîtra.

Posté il y a 1 an, 8 moiss dans Religieusement vôtre

Serait-ce ma cervelle païenne ou les différentes religions et les relations qu’elles entretiennent, c’est toujours un joyeux bordel.

Je n’arrive pas à y voir autre chose que le combat perpétuel de putains plus ou moins divines, se disputant le droit, depuis des siècles, de prétendre être la seule masseuse thaïlandaise d’un vieux bonhomme que personne n’a vu dans les parages depuis à peu près aussi longtemps. Soyons réalistes. D’abord, l’intérêt d’une masseuse thaïlandaise est, et a toujours été, inversement proportionnel à son âge. Ensuite, vous aurez beau arrosez tout çà d’huiles au ginseng ou à la camomille, ou allumez tous les bâtonnets d’encens que vous voudrez, au bout de quelques milliers d’années, j’ai comme dans l’idée que c’est plutôt de centaines de litres de déodorant qu’il faudrait pas oublier au super-marché du coin avant le rencard fatidique.

Et puis vouz avouerez, pour un couillon agnostique de mon espèce, c’est pas évident de se retrouver dans ce merdier. Je veux dire, à part le fait que c’est le leur qui ait tout créer et que ce soit le seul qui soit à peu près authentique, les religions de ce monde s’accordent pas sur grand chose. A un moment donné, faut pas s’étonner que les gens se foutent sur la gueule, rapport au fait incontestable que chaque religion est unique et ne ressemble à aucune autre.

C’est pas Victor qui va me contredire : enfer chrétien, du feu. Enfer païen, du feu. Enfer musulman, du feu. Enfer hindou, des flammes. Tient, finalement, encore un truc sur lequel les religieux arrivent à se mettre d’accord : Dieu quel qu’il soit, est né rôtisseur.

Could it be my pagan brain? Or are the different religions and the relationship they have always the same bloody mess?

I can’t help but seeing there anything but the everlasting fight of a bunch of more or less divine whores, who have been claiming for centuries, they are the only official massage therapist of an old man nobody actually saw for roughly the same amount of time. Let’s get real. First, the interest one have for massage therapists is and has always been inversely proportional to the age of the mentioned massage masseuse. Second, you can count on all the ginseng essential oils and all the incense sticks in the world, after a handful of millenniums, I got the feeling you would probably be better off focusing on an heavy load of deodorant when you go to your neighborhood mall, right before the long-awaited appointment.

On top of that, you’ll have to admit, for an agnostic moron like me, that’s quite tricky to find your way through the whole thing. I mean, except for the fact that they all say their God created everything on Earth and elsewhere, and that He is the only real one, all those religions aren’t exactly agreeing on much. That said, one shouldn’t be surprised people are cutting and dicing each other all the time, based on the undeniable truth that each religion is unique and has nothing in common with the others.

And Victor agrees with me on that: Christan Hell, fire. Pagan Hell, fire. Muslim Hell, fire. Hindu Hell, flames. Humm. That may well be another point of agreement between religions: God, whichever you’re talking about, is a barbecue owner.