Posté il y a 1 an, 11 moiss dans SHM

De l’importance d’ouvrir ses mirettes…

A bientôt la trentaine, E.M. est affligé,
Qu’à vingt cinq ans à peine, la belle ne sache dire,
Qu’on apprécie la vie qu’à boire danser et rire,
Et que pour la mairie, il peut aller s’brosser.

L’angoisse du doute montant, puisqu’il veut l’épouser,
L’empêche de roupiller, tant la douleur intense
De l’étau se serrant, au fil de sa patience,
Commence à concasser, ses gonades mi-vidées.

Mais la où le couillon se plante si brillamment,
C’est qu’à piquer un stress, faut l’faire en comprenant.
La gonzelle n’ose pas, plongée dans le marasme
D’accorder sa conscience et les amants nombreux,
Qui depuis des années et à grand coups d’orgasmes,
Ont offert au latin, plus de cornes que d’cheveux.

Posté il y a 2 ans dans World Wild Web

J’adore CNN.com. Pas seulement parce que les bougres ont eu droit à un demi milliard de visites de ma part depuis hier après-midi, si vous voyez ce que je veux dire. Non non. Mais aussi parce qu’en ces temps de poilade politique, les pigistes de CNN.com ne perdent pas de vue qu’en matière de blague, il en faut pour tout les goûts.

Evidemment si Britney avait un doctorat en paléontologie, ce serait pas vraiment aussi marrant mais bon…

I just love CNN.com. And not only because those guys received a good half billion hits from me since yesterday afternooon, if you see what I mean. No. I love CNN.com because in those times of heavy political kidding, the guys at CNN keep in mind that when it comes to subjects of jokes, one should keep an open mind and aim at the largest possible spectrum.

Granted: if Britney had had a Paleontology Ph.D., this one would not have been as funny…

Brain(tm) by CNN

Posté il y a 2 ans dans Politiquement Incorrect

En 2000, Gore devait passer haut la main. En 2004, l’Amérique allait foutre dehors son croisé lobotomisé et pétrolo-intoxiqué de Président. 2006, tout le monde annonce un raz de marré démocrate…

Cà peut paraître sans aucun intérêt, puisque je ne vote pas et que finalement beaucoup (trop) de citoyens US seront dans le même cas que moi, mais j’ai quand même cette petite boule à l’estomac. Mettez çà sur le dos du décalage horaire du à mon récent retour de France, moi je persiste à croire que je suis un couillon d’humaniste, un peu idéaliste mais toujours très cynique, qui reste persuadé que le monde ne pourra pas se porter plus mal si les potes de Georgie se prenne une bonne branlée.

Docteur, c’est grave ou y a encore de l’espoir pour moi ?

2000: Gore was going be the next president. 2004: America was going to ousted the lobotomized oil-addicted crusader who was called its President. 2006: everyone agrees on a democratic landslide…

Since I am not going to vote today, as won’t a (awful) lot of American citizen, this can appear to lack any kind of interest. But I still have these small butterflies in my stomach. Blame it on the jet lag due to my recent comeback from France all you want, I am still going to put that one on the fact I am a way to idealist though terrible cynical humanist, who wants to keep believing the World is going to be better off if Georgie’s friends are beaten up.

So Doc’, is it that bad or is there still some hope for me ?

Posté il y a 2 ans, 1 mois dans Ego tripping et SOS

Ou le joyeux n’importe quoi du web.

Un blog en hibernation, lu par quelques irréductibles, des posts qui se font aussi rares que les pays qui n’ont pas de bombes nucléaires, ou les républicains sans scandale aux fesses. Et pourtant…

Le sacro-saint Technorati et la non moins mythique dans le monde du PR Edelman ont eu la bonne idée de publier la liste des 100 blogs francophones les plus influents du web… Devinez quoi : vous lisez la prose d’une presque-star… Si si je vous jure… Que ce soit sur cette liste, celle-ci ou celle-là, le numéro 33, c’est bien bibi… Vous me croyez toujours pas? Mais puisque John Paul Lepers vous le dit !

Et tout ça pour ça… Franchement… Est-ce qu’on peut reprendre notre sérieux maintenant ?

With a blog in hibernation, read only by some crazy addicts, with a posting pace as low as the number of countries which don’t have the atomic bomb or the number of republican politicians who aren’t involved in some kind of scandal those days, who would have thought? Still…

The almighty Technorati and the not less mythical in the PR world Edelman just had the wonderful idea to publish the list of the 100 most influential French-written blog on the web… Guess what: you’re reading the words of a so-close-to-be star… No kidding, I swear… Make it on this list, or this one or that one, number 33 is always the same…

Seriously, all that buzz for that… Come on, people…

Posté il y a 2 ans, 2 moiss dans Général, Zik et son et Ego tripping

Je dois devenir vieux… Même si depuis des années je me dis de façon presque quotidienne que le “petit” monde de la musique est en train de mourir dans d’atroces souffrances, j’ai toujours réussi à trouver, grâce aux conseils avisés de certains ou grâce à cette bonne vieille chance des trucs nouveaux à écouter qui valent un peu plus le coup que Britney Spears ou Kelly Clarkson…

Et puis depuis le début de l’été, à part Morningwood, rien ou presque… Je commence à ressentir cette sensation terrible de manque typique du junky musical lors de ses pires descentes…

D’où la question toute bête : kes-té-coutte, là maintenant tout de suite (ou le dernier truc que t’as écouté) pendant que tu glandes à lire ces lignes plutôt que de bosser pour plus ou moins mériter ton hostie de salaire (le Québec a laisser des traces)…

Aller je commence : Radiohead, The Iron Lung…

I guess I’m getting old… I mean, though I have been saying to myself for years that the “small” world of music is dying, painfully, so far I have always figure out a way to get some new stuff to listen to, through some delightful suggestions or just thanks to plain luck, that was worth at least a little more than the latest Britney Spears or Kelly Clakson…

And since before this summer, apart from Morningwood, nothing or close to that. I’m starting to feel this awful craving typical for a music-addicted person, going on a hell of a dry spell…

So here it is, simple and all: watar-U-lissenintoo, like, right now (or the last thing you listened to) while you reading these lines, instead of doing some work to kind of earn and deserve your fucking wages…

I go first: Radiohead, The Iron Lung…

Posté il y a 2 ans, 2 moiss dans Ego tripping

Note à moi-même numéro 1 : balancer un coup de pied sauvage et rageur dans la tranche d’un repose-pied en acier pour ne pas frapper son ordinateur ou un type qui passe par là, fondamentalement, c’est pas complètement dénué de sens si ça permet d’éviter de faire peur à ces collègues.

Le faire le jour où l’on porte des tongs, déjà, c’est franchement plus idiot…

Note to self #1: throwing by rage a kick in the side of a steal foot rest in order not to punch ones computer or anyone walking by is not fundamentally a completely bad idea if this prevent scaring ones colleagues.

Doing so the day one’s wearing flip-flops, that is somewhat idiotic…

Note à moi-même numéro 2 : courir un 5km le jour qui suit celui où un des ces ongles d’orteil à décider de suivre un chemin différent du doigt de pied auquel il est habituellement attaché, rapport à un désaccord sur la marche à suivre en cas de rencontre avec quelque type de métal que ce soit, c’est pas idiot, c’est juste complètement con…

Note to self #2: running a 5k the day following the one one of ones toe-nail decided to follow a different path from the one its usual toe companion had in mind, on the matter of how to handle an encounter with any kind of metal, this is not idiotic anymore, it’s just plainly moronic…

Conclusion: avoir un pied droit qui s’approche plus d’une panûre de poisson trop cuite que d’une partie de l’anatomie d’un être humain normal, c’est carrément pas le top…

Conclusion : having a right foot that looks more like some overcooked chicken fried steak than any part of the anatomy of a regular human being, that’s really not that cool…

Posté il y a 2 ans, 2 moiss dans Ego tripping

Ou comment transformer un passionnel optimiste en cynique opportuniste en à peine 4 ans…

Or how to go from a passionate optimism to an opportunist cynicism in less than 4 years…

On crie tous tous les jours que ce qu’on veut c’est l’amour, mais on le rate trop souvent parce qu’il ne se présente pas comme on l’avait imaginé. Une jolie phrase, sortie de la bouche d’une jolie femme. Le plus fou est qu’elle est pathologiquement seule, profondément désespérée de cette situation et que je suis indéniablement jaloux qu’elle ait prononcé ces mots avant moi. Le fait de passer à coté, de louper le train du bonheur est une chose qui longtemps m’a fait peur. Pourtant depuis un certain temps, je ne suis plus effrayé par cela. J’ai prononcé un discours lundi pour le moins surnaturel quand on sait qu’il a été spontané. Le retranscrire est pour moi proprement impossible et le résumer reviendrait à en détruire la magie. Disons qu’il résonne et résonnera encore longtemps en mon coeur. J’ose naïvement espérer même me souvenir à jamais de ces mots et du profond engagement qu’ils ont tenté d’exprimer.

Pourtant, je dois bien convenir du fait que le cynisme et la froideur seraient sans aucun doute les meilleures armes contre les sentiments de plus en plus intenses et fabuleux qui se livrent une guerre assassine en moi d’une part et contre ceux aussi flous et contradictoires pour elle que leur manque de netteté est douloureux pour moi.

Je n’ai plus envie de croire que le bonheur doit arriver comme dans un conte de fée. Il se mérite. Il se recherche ardemment et se construit au prix d’efforts parfois fort désagréables. Le premier d’entre eux, le plus important à mon sens, est celui qui fait défaut à tant et qui coûte finalement à beaucoup le supplice d’une éternel tiédeur dans la vie (J’en connais plusieurs exemples). Puisque le risque de dépeindre un cliché éculé ne m’enfermera pas dans une boîte en sapin sous deux mètres de terre, laissez moi sans vous moquer vous dire que l’égoïsme est, dans le domaine de l’amour, complètement et irrémédiablement destructeur.

Il est vain de chercher à être heureux et cette phrase n’est pas en désaccord avec ce qui précède. Une nuit d’octobre, au cours d’une longue balade, j’ai pris sur moi, dans un moment difficile, de m’essayer à un jeu dont je n’ai pas la fierté d’être le créateur. Le mérite revient à une personne que je connais et qui, elle, se reconnaîtra. Peut être les règles lui avaient été expliquées par un autre, mais je pense que cet individu, malgré le caractère détestable que lui confère la peine que peut engendrer son invention de jeu, devrait être remercié par ceux d’entre vous qui s’y essaieraient et en tireraient (je n’en doute pas une seconde) une quelconque réponse à une quelconque question. Le principe est très simple : il consiste se décrire les faits, les circonstances, les actions et les réactions qui font surgir tant d’interrogations dans votre tête ou votre coeur aujourd’hui, et cela d’une façon totalement objective, sans interprétation ni analyse prématurée. Si vous pensez que c’est enfantin, vous venez de penser une ineptie uniquement fondée sur des préjugés superficiels et sans grand intérêt. Désolé. L’exercice est périlleux et je m’y suis cassé de nombreuses dents avant d’y arriver complètement. Mais ce soir là fut le bon. Celui où j’ai enfin ouvert les yeux sur le véritable voie qui mène au bonheur.

Cette voie pourra vous paraître masochiste ou pathétique de prime abord, mais pensez y à deux fois avant de vous forger votre opinion. La mienne est faite. En tout cas à ce sujet, puisque, ce fameux soir d’octobre, j’ai compris qu’il ne fallait pas avoir honte d’être amoureux d’abord. Bien sur, vous devez me prendre pour un fou trop romantique et tout autant ridicule en lisant cela. Mais, je crois que, malheureusement, être amoureux n’est pas une chose évidente tout le temps, et en particulier quand le sentiment n’est pas clairement réciproque. J’avais un peu honte et peur de ne pas réussir à détester la personne qui m’avait quitté d’une façon assez indélicate, de ne pas réussir à en dire du mal et à la présenter comme un monstre à mon entourage, de ne pas réussir au moins à en penser du mal, de ne pas réussir au moins à lui en vouloir pour son silence. Toutes ces choses peuvent défouler et exorciser une plaie intérieure pénible. A court terme…

Pourtant, je me rends tous les jours un peu plus compte que tous cela est inutile. Il est vain et suicidaire de croire à ces exutoires. D’abord et de façon anecdotique parce que l’on s’y perd vite et que, du coup, ils tuent dans l’oeuf la moindre remise en question personnelle. Ensuite (et c’est çà qui me poussera chez un psy un jour) parce que, finalement, même en se faisant rejeter ou en subissant une passion non réciproque, il nous reste (il me reste devrais-je dire) un sentiment gagné chèrement. On s’obstine à pleurer ou à se morfondre alors que l’on a l’essentiel, même si l’on n’a pas tout.

Le bonheur devrait se vivre à travers les autres et en particulier à travers l’être que l’on aime.
Je m’y efforce et je suis heureux ainsi parce que j’ai l’essentiel et même un peu plus pour l’instant. Le reste viendra sans doute un jour, au détour d’une discussion ou à la terrasse d’un café, sans ressembler à ce que je pouvais imaginer…

Translation seems unfortunately quite impossible without blowing the magic away… My apologies about that.

PS: dépoussiéré par cette personne, qui, une fois de plus, se reconnaîtra…

PS: brought back from the dust by a person who know who he is…

Posté il y a 2 ans, 2 moiss dans Ego tripping

Vous direz ce que vous voudrez : je reste convaincu que le Canada, pour l’immense majorité des habitants de cette planète, ça se résume à un tas de neige reposant sur une bonne couche de glace, avec des esquimaux qui chassent la baleine, des inuits qui chassent la phoque, et des bûcherons barbus portant des tuques en renards qui coupent du bois à la hache (mais non, ils chassent pas le renard : elle est morte la pauvre bête. Faudrait être un peu con pour porter un renard vivant sur le haut de son crâne) !

Une fois n’est pas coutume, le cliché populaire ne survit pas à la réalité : le Canada (en tout cas le Québec, autour de Montréal), en été du moins, c’est plutôt une espèce de serre géante, fleurie, verte, luxuriante même ! A croire que les 3 mois de temps potable servent là-bas de catalyseur à une furieuse envie de compenser les 9 autres de l’année.

Et passé la barrière de la langue (encore une fois, vous direz ce que vous voudrez, mais ils parlent pas vraiment le français, ces gens là. Une sorte de patois plus ou moins approchant, à la limite, mais tabernacle, un français ne se calicera jamais de quoique ce soit et faut vraiment qu’il soit tard et qu’il ait bien trop bu pour qu’il veuille crisser son camp…), même les habitants (vous savez ceux à la toque de renard) sont chaleureux.

Bref, grâce à une guide hors-pair, à son frère et à ses copines, qui se reconnaîtrons s’ils lisent ce truc (au passage, z’avez rien d’autre à foutre que surfer sur le web ???), voilà 10 jours de vacances, pas très reposant, mais oh combien agréables, qui se terminent. Maintenant va falloir reprendre une activité normale…

Chateau Frontenac

You’ll say whatever you want: I remain convinced that Canada, for the vast majority of the people living on this planet, can be summarized through a picture with a heap of snow laying on top of a thick layer of ice, with Eskimos hunting whales, inuits hunting seals, and bearded woodcutters with foxskin hats walking around huge forests with an axe (no no, they’re not hunting foxes: the poor beast is already dead. You got to be a serious dumbass to wear a living fox on your head.) !

And as expected, the popular cliché doesn’t stand the reality: Canada (at least Québec, around Montréal), at least in summer, is actually some kind of giant greenhouse. It seems like the 3 months of decent weather catalyse the furious will to compensate the other 9.

Once you manage to climb the obvious language barrier (once again, you’ll say whatever you want but those guys aren’t really speaking French. More like some sort of more or less French-rooted dialect), even the good Québec folks are warm and welcoming.

Anyway, thanks to an unmatched tourist guide, to her brother and to her friends, who know who they are if they are reading this (which make me think: don’t you have some more productive stuff to do, instead of surfing the web???), this 10-day vacation has been really wonderful. Now comes the hard part: going back to the usual routine…